Fermetures annuelles

On a beau vivre au rythme effréné des nou­veau­tés tech­no­lo­giques, des capa­ci­tés des mémoires qui doublent tous les ans, des pro­ces­seurs tou­jours plus puis­sants, des chaines d’information en continu, des télé­phones por­tables et des réseaux sociaux qui nous relient constam­ment les uns aux autres… De temps en temps, le maga­sin du bout de la rue est fermé.

Comme un rituel, chaque année, géné­ra­le­ment au mois d’août, nous tom­bons sur une simple feuille scot­chée sur la vitre nous annon­çant que la bou­tique est fer­mée « pour cause de congé ».

Cer­tains donnent les dates de fer­me­ture mais pas tous, cer­tains parlent de « fer­me­ture », de « fer­me­ture annuelle », de « congés », de « repos »… d’autres ne parlent que de la pro­chaine réou­ver­ture, d’autres encore en appel à l’article de loi les obli­geant à prendre des congés annuels comme pour nous dire que si ça ne tenait qu’à eux ils n’auraient pas fermé ! Cer­tains laissent un numéro de télé­phone où les joindre, d’autres pas…

Alors on part dans l’autre sens cher­cher la bou­tique man­quante, vers l’autre par­tie du quar­tier, celle dans laquelle on ne va que rare­ment, on tourne en rond sous la cha­leur et l’on découvre de nou­veaux endroits.